Complémentaire santé collective
pour les salariés
Depuis le 1er janvier 2016, en application de l’Accord National Interprofessionnel (ANI) de 2013, tous les salariés du secteur privé doivent se voir proposer par leur employeur une complémentaire santé collective à adhésion obligatoire, à travers un contrat Frais de santé proposant a minima les garanties déterminées par le « panier de soins » et financé à hauteur de 50 % minimum par l’employeur. Pour le salarié, une complémentaire collective permet généralement de bénéficier d’une protection santé moins chère et souvent de meilleure qualité qu’un contrat négocié individuellement.
En contrepartie, l’employeur a droit à des avantages fiscaux et sociaux.
Les cotisations versées par l’employeur au titre de la complémentaire santé sont déductibles du bénéfice imposable de l’entreprise.
Ces cotisations sont également exonérées de charges sociales, dans la limite de 6 % du Plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) + 1,5 % du salaire annuel brut et dans la limite de 12 % du PASS.
Le « panier de soins » doit garantir :
A noter, qu’en fonction de la convention collective à laquelle l’entreprise est rattachée, des accords de branche peuvent venir imposer des conditions de garanties et de prise en charge par l’employeur plus favorables à ceux instaurés par l’ANI.
De plus, si le salarié souhaite compléter certaines garanties, il peut en complément souscrire à un contrat supplémentaire appelé surcomplémentaire santé afin d’améliorer certaines prestations.
Santé collective